Reflets

Année de publication: 1977

 

DECOBECQ Jean-Claude    Reflets, P. J. Oswald, achevé d’imprimer en juillet 1977 sur les presses du Castellum, 5, rue Frédéric Paulhan à Nîmes.

Ce livre de théâtre, imprimé en juillet 1977 à Nîmes, et non à Honfleur, est l'un des derniers publiés par P.-J. Oswald.

Le 1er juillet 1977, Le Monde se faisait l’écho du 25ème anniversaire des éditions Pierre Jean Oswald. « Pour fêter ses noces d'argent (qui ne sont pas forcément argentées), il a décidé de publier une anthologie qui lui est personnelle de ses goûts en matière de poésie, de théâtre et de romans. Sous le titre de " La poésie est contagieuse ", l'anthologie comprendra trois volumes : la poésie préfacée par Max-Pol Fouchet, le théâtre par Bertrand Poirot-Delpech et les romans par Maurice Nadeau. Soixante estampes originales dues à des artistes contemporains et présentées par Jean-Louis Ferrier accompagneront ce choix de cent cinquante auteurs où l'on trouvera Rafaël Alberti et André Laude, André Benedetto et Paol Keineg, Knut Hamsun et Henry Miller, entre autres. »

Le bulletin de la souscription, ouverte jusqu’au 15 juillet 1977,  mentionnait les noms des soixante artistes : Adami, Baj, Ben, Benanteur, Bergman, Blom­stedt, Boltanski, César, Corneille, Cueco, Debré, Delay, Dufour, Erró, Farhi, Fromanger, Gäfgen, Goetz, Hajdu,Hartung, Hérold, Ipousteguy, Jaccard, Jacobsen, Kijno, Klasen, Kowalski, Labisse, Lam, Lebenstein, Le Gac, Le Parc, Lepri, Marfaing, Messagier,Moninot, Monory, Papart, Pignon, Pignon-Ernest, Rancillac, Recalcati, Saura, Schlosser, Schneider, Singier, Stämpfli, Tal Coat, Titus-Carmel, Vasarely, Velickovic, Verdet, Yvaral et Weiss,  Baechi, Cardon, Folon, Gébé, Kerleroux et Reiser. 

La parution était annoncée pour novembre 1977. Mais le 21 novembre 1977 venait de Honfleur, l’avis que la société d’édition de P.-J. Oswald avait été déclarée en état de liquidation des biens. 

Depuis l'automne 1975,  P.-J. Oswald était en danger, fragilisé entre autres, par la perte de son diffuseur, l'éditeur et libraire militant François Maspero, lui-même en voie de disparition. Le Monde du 19 décembre 1975 relaie l’appel des éditions Pierre Jean Oswald qui ont besoin d' une somme se situant entre 150 000 et 200 000 francs "pour développer leur réseau de distribution, clé de voûte de la survie éditoriale, accroître leur diffusion auprès des librairies, des bibliothécaires, des particuliers, faire un effort publicitaire, avoir leur propre librairie parisienne."

L'accord passé en mars 1976 avec Jean-Edern Hallier et les éditions Hallier diffusées par Hachette, le lancement en novembre d'un "Club du combat culturel " - avec notamment Seghers, Christian Bourgois, le Magazine littéraire - ne seront pas suffisants pour lui éviter la faillite.

En 1978, son fonds était repris par L'Harmattan qui s'installera dans ses locaux parisiens du 7, rue de l'École-Polytechnique.

En 1979, avec Hélène Oswald, Pierre-Jean Oswald créera les Nouvelles Éditions Oswald (NEO), au sein desquelles seront développées des collections spécialisées consacrées au fantastique, au roman noir, au roman policier, à la science-fiction, aux séries télévisées cultes. 

Après une cessation d’activité en 1990, Hélène et Pierre-Jean Oswald poursuivirent ensuite leurs travaux au sein des Éditions Les Belles Lettres, qui hébergèrent la collection "Le Grand Cabinet noir" de 1998 à 2000 (jusqu'au décès de Pierre-Jean Oswald).

Georges Perpes

Le peu que je sais sur Pierre-Jean Oswald : 1 Sacher - Masoch ou Le Christ orphelin   2 Le Séisme   3 Complainte des mendiants arabes de la Casbah  4 Théâtre algérien  5 L’ exil d’Albouri   Reflets.