Napalm

Année de publication: 1968

 

BENEDETTO André      Napalm, collection "Théâtre en France",  P.J. Oswald, juin 1968. -172p. Photos de couverture : recto Robert Ripaldi, verso Jean-Marie Lamblard.


Napalm, pièce en trente-trois tableaux, est la première pièce de Benedetto éditée par Pierre-Jean Oswald. Elle sera réimprimée en 1972, avec mention du sous-titre  Napalm, essence solidifiée à l'aide de palmitate de sodium.

Création le 1er février 1967, au Théâtre des Carmes, avec André Benedetto, Bertrand Hurault, Jean-Marie Lamblard, Michel Hébrard, Pierre Hébrard, Lucien Manchon, Alain Soler, Christian Bourgeois, Yves Gernigon, Marianne Bonat, Khaterine Delon, Madeleine Ravel, Roland Renaud et Jacqueline Benedetto. La pièce fut reprise par la Nouvelle Compagnie d'Avignon en juillet durant le festival d'Avignon et jouée en alternance  jusqu'au 4 août avec Oh ! Les beaux jours ! de Samuel Beckett.

Avec U.S., mis en scène à la Royal Shakespeare Company par Peter Brook (octobre 1966), elle est l'une des premières pièces écrites et jouées sur la guerre du Vietnam. Elle précède V comme Vietnam d'Armand Gatti, Discours sur la genèse et le déroulement de la très longue guerre de libération du Vietnam illustrant la nécessité de la lutte armée des opprimés contre leurs oppresseurs ainsi que la volonté des États-Unis d'Amérique d'anéantir les fondements de la Révolution de Peter Weiss... Sur la guerre du Vietnam, lire aussi chez P.J. Oswald,  Chant funèbre pour un soldat américain d'André Benedetto, Exemplaire histoire de la condamnation de la grâce puis de l’élection du lieutenant William Calley marchand d’armes et champion de l’ordre nouveau de Jean-Pierre Bisson, Safarirama de Xavier Pommeret. Voir aussi la "pièce de guerre" de Numa Sadoul, Le Sang des feuilles mortes.  

Avec Napalm, Pierre-Jean Oswald ouvre une nouvelle collection au format poche : "Théâtre en France". Sa maquette se différencie nettement de celle de la collection "Théâtre africain". Pour la première de couverture des livres de cette série, comme ensuite pour la collection "Théâtre hors la France", Oswald opte au cas par cas, pour de la photographie de spectacle ou documentaire, pour une oeuvre graphique (d'auteurs stylistiquement très différents comme Reiser, Balmes, Picard Le Doux) ou pour l'absence d'image. Sur la première de couverture est inscrit  P.J. OSWALD, doublé du logo coloré PJO. Contrairement aux livres de la collection "Théâtre africain", les livres de cette série ne sont pas numérotés. À l'intérieur, sur la page de titre,  apparaît - sans trait d'union -  PIERRE JEAN OSWALD .